Sceau (nom masculin, subst. masculin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Cachet officiel où sont gravées en creux la figure, les armoiries, la devise d'un roi, d'un prince, d'un État, d'un corps, d'une communauté, d'un seigneur particulier, et dont on fait des empreintes avec de la cire ou autrement sur des lettres, des diplômes, des actes publics, etc., pour les rendre authentiques. "Grand . Petit . Le du roi. Les x de l'État. Le d'un ministère. Le de l'Université, de l'Académie française, etc. Mettre son . Apposer le . Contrefaire un ." Absolument, "Les x," Les x de l'État, du roi, ceux qui sont apposés à tous les actes émanés directement de l'autorité souveraine. "Les x de France."
"La cassette des x," La cassette où ils sont renfermés.
"Garde des x," Le ministre à qui ils sont confiés. "Le garde des x, ministre de la Justice."
"On lui a donné les x, il a reçu les x," Il a été nommé garde des x. On dit dans le sens opposé : "Il a rendu les x; on lui a" "ôté, repris les x," Il a cessé d'être garde des x.
SCEAU se dit aussi de l'Empreinte même. faite par le . "Un de cire verte, de cire blanche. Le , qui pendait par double parchemin, par lacs de soie verte et rouge, manque."
"Contre-sceau," Empreinte appliquée au revers du à l'aide d'un cachet plus petit.
SCEAU se dit, par extension, de l'Action de sceller, ainsi que du Temps et du lieu où l'on scelle, où l'on appose les x de l'État aux actes qui doivent en être revêtus. "Ces lettres de grâce ont passé au ."
"Ces lettres ont été refusées au ," On n'a pas voulu les sceller.
"S'opposer au ," S'opposer à ce que de lettres soient scellées. On dit dans le même sens : "Il y a opposition au , on a fait opposition au ."
Fig., "Confier quelque chose sous le du secret, sous le de la confession," À condition que le secret en sera inviolable.
Fig., "Mettre le à une chose," La consommer la rendre entière, complète. "Il a mis le à sa réputation, à son infamie."
En termes de Botanique, "Sceau-de-salomon" Espèce de muguet. Voyez GRENOUILLET. "Sceau-de-Notre-Dame," Voyez TAMINIER.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Grand cachet sur lequel sont gravées en creux la figure, les armoiries, la devise d'un souverain, d'un État, d'un prince, d'un corps, d'une communauté, d'un seigneur, dont on fait des empreintes sur des lettres, des diplômes, des actes publics, etc., pour les rendre authentiques. Mettre, apposer son . Le de l'Académie française. Le des juges de paix, des notaires. Le de l'État.
GUI PATIN: « Exilé et banni de ce pays pour avoir été convaincu de crime de faux x, dont il pensa être pendu »
PELLISSON: « [Lettres patentes, 1635, pour la fondation de l'Académie française] scellées du grand de cire verte, sur lacs de soie rouge et verte »
RAC.: « Le roi dès l'heure même Mit dans ma main le de son pouvoir suprême »
     Mém. de Trévoux, 1725, t. I, p. 429: On se tient bien sûr de les posséder [les actes du concile de Bâle] en Sorbonne, et l'on y a de quoi réfuter hautement Bellarmin [qui les accusait de faux] en les faisant voir avec leurs attaches et leurs x entiers et pendants
GENLIS: « La cire pour les x est jaune, rouge ou verte ; la première est naturelle ; l'autre est teinte, l'une avec du vert-de-gris, l'autre avec du vermillon »
    Dans l'ancienne monarchie, le grand , celui qui servait à sceller les édits, les priviléges, grâces et patentes.
    Le petit ou de petite chancellerie, se disait de celui qui, portant seulement les armes du roi, servait à expédier les actes de justice.
    Le dauphin était un grand particulier pour les expéditions de la province du Dauphiné.

 2   L'empreinte même faite par le . Le est à peine visible.

 3   Absolument, les x, les x du souverain de l'État, ceux qu'on appose à tous les actes émanés directement de l'autorité souveraine.
VOLT.: « Scanderberg sut qu'un secrétaire qui portait les x du sultan passait près de son camp »
    La cassette des x, la cassette où ils sont renfermés.
    Le garde des x, le ministre à qui les x sont confiés, le chancelier ou le ministre de la justice.
    Les x, fonction de chancelier.
SÉV.: « M. d'Aligre a les x ; il a quatre-vingts ans : c'est un dépôt ; c'est un pape »
SÉV.: « Le chancelier [Séguier] se meurt ; il a renvoyé les x au roi par le duc de Coislin »
    Rendre les x, donner sa démission de garde des x.
BOSSUET: « Plutôt que de voir les affaires languir avec lui, si ses forces ne lui revenaient, il se condamnait, en rendant les x, à rentrer dans la vie privée »
    On dit dans un sens analogue : On lui a ôté, repris les x.

 4   Le pape a deux x, l'un qui s'appelle l'anneau du pêcheur, et qui est un gros anneau où est la figure de saint Pierre tirant ses filets remplis de poissons ; il sert pour les brefs apostoliques et pour les lettres secrètes ; l'autre, qui est pour les bulles, porte la tête de saint Pierre à droite, et celle de saint Paul à gauche, avec une croix entre deux, et de l'autre côté le nom du pape avec ses armes.
    Le des brefs s'imprime sur la cire rouge, et celui des bulles sur du plomb.

 5   Le , l'action de sceller, le temps et le lieu où l'on scelle. Il y aura tel jour. Tenir le . Donner le .
DANGEAU: « 30 octobre 1685 : j'appris qu'on se servait, au , de trois sortes de cire : de la verte pour tous les arrêts, de la jaune pour toutes les expéditions ordinaires, et de la rouge seulement pour ce qui regarde le Dauphiné et la Provence ; il y a une quatrième cire, qui est la blanche, dont on se sert pour les chevaliers de l'ordre ; mais c'est le chancelier qui fait ces expéditions-là, et non le chancelier ou garde des x de France »
    On dit dans un sens analogue : La division du au ministère de la justice.
BOSSUET: « Au conseil, comme au , la multitude, la variété, la difficulté des affaires n'étonnèrent jamais ce grand magistrat »
    Ces lettres de grâce ont passé au , on les a scellées.
    Ces lettres ont été refusées au , on n'a pas voulu les sceller.
    S'opposer au , s'opposer à ce que des lettres soient scellées.
    On dit dans le même sens : Il y a opposition au On a fait opposition au .
    Officiers du , ceux dont les fonctions particulières ont rapport au .
    Assistance au , droit en vertu duquel les secrétaires du roi nouvellement établis assistaient au .
BOILEAU: « Ma famille illustre De l'assistance au ne tire point son lustre »

 6   Terme de l'Écriture sainte. Les sept x, les x qui scellaient le livre décrit dans l'Apocalypse.
SACI: « Je vis, dans la main droite de celui qui était assis sur le trône, un livre écrit dedans et dehors, et scellé de sept x »
    Par extension.
MASS.: « L'Agneau sans tache, qui rompt les sept x du livre de mort, est le dernier qui remplit et ferme celui de mes iniquités »
    Fig.
DIDER.: « Votre mère a l'âme scellée des sept x de l'Apocalypse ; sur son front est mis Mystère »

 7   Fig. Ce qui ferme, scelle.
PASC.: « C'est ce qu'ont fait Jésus-Christ et les apôtres ; ils ont levé le , ils ont rompu le voile et découvert l'esprit [des prophéties] »
BOSSUET: « Il [Job] le voyait [le Seigneur] ....compter tous les pas d'un pécheur, et garder ses péchés comme sous le , pour les lui représenter au dernier jour »

 8   Fig. Ce qui donne une marque éminente, une perfection.
SACI: « C'est lui [Dieu] aussi qui nous a marqués de son , et qui pour arrhes nous a donné le Saint-Esprit dans nos coeurs »
BOSSUET: « ....destinée par sa glorieuse naissance et ensuite par sa malheureuse captivité à l'erreur et à l'hérésie ; mais le de Dieu était sur elle.... »
FLÉCH.: « Dieu mit sur toutes les passions de saint Louis le de sa modération et de sa sagesse »
MASS.: « N'est-il pas juste d'imprimer le douloureux de la croix sur une chair qui a été marquée tant de fois du caractère de la bête ? »
VOLT.: « Non ; le Dieu qui m'a fait ne m'a point fait en vain ; Sur le front des mortels il mit son divin »
CHATEAUBR.: « Il se ressouvint d'avoir laissé dans les cabanes quelques malades qui n'avaient point encore reçu le du christianisme »
LAMART.: « [Nos morts] Ils ont souffert ; c'est une autre innocence ! Ils ont aimé ; c'est le du pardon ! »
    Le de, le caractère éminent de.
MASS.: « Vos repas se sentent-ils de la frugalité de ce temps de pénitence, et sont-ils marqués, par quelque endroit, du de la mortification ? »
VOLT.: « La trahison, le meurtre est le du mensonge »
VOLT.: « Après avoir ménagé entre lui [le prince de Condé] et les Guise une réconciliation qui n'était et ne pouvait être que le de la haine et de la vengeance »
    Mettre le de, imprimer sur.
MASS.: « Le citoyen obscur, en imitant la licence des grands, croit mettre à ses passions le de la grandeur et de la noblesse »
VOLT.: « L'ouvrage [sur la Russie] ne paraîtra qu'après que vous y aurez mis le de votre approbation »
J. J. ROUSS.: « Mets le de ta prudence au mystère de tes amours »
    Mettre le à une chose, la consommer, la rendre entière.
D'OLIVET: « Il [Mézeray] écrivit sur l'origine des Français ; et cette dernière production, estimée de tous les connaisseurs, mit le à la gloire qu'il s'était acquise »
    Le du génie, de la perfection, se dit des ouvrages que le génie seul a pu produire, où la perfection est portée à un très haut degré.
    Sceau de réprobation, sorte de note d'infamie qui fait qu'un homme est repoussé ou évité par les autres.
    On dit quelquefois dans le style soutenu : Marquer du de sa colère, du de sa vengeance.
M. J. CHÉN.: « À vos sujets proscrits le ciel va vous unir ; Votre front est marqué du de sa colère »

 9   Sous le du secret, à condition que le secret en sera inviolablement gardé.
RAC.: « Mais songez sous quel je vous l'ai révélé »
RAC.: « Un trésor.... Par votre roi David autrefois amassé, Sous le du secret au grand prêtre laissé »
    On dit dans le même sens : sous le de la confession.
BOSSUET: « Quand, après cela, M. de Cambrai me fait rompre le sacré de la confession, par un sacrilége punissable, s'il l'a prouvé, qu'on me châtie »
    On dit aussi : sous le de l'amitié.
J. J. ROUSS.: « Il détailla à Thérèse plusieurs circonstances que je savais seul, que je n'avais dites qu'au seul Diderot sous le de l'amitié »

 10   Anciennement. Marque de fabrique.
     Règlem. des manuf. août 1669, mesure et qualité des étoffes, art. 2: Les draps du de Rouen, Darnetal, Dieppe, etc.
     Instruct. gén. pour la teint, 18 mars 1671, art. 235: Si ces couleurs sont trouvées bonnes, elles pourront être marquées d'un où le nom de la ville et du facturier sera gravé

 11   Sceau de Salomon, polygonatum vulgare, DESFONT. Grand de Salomon, polygonatum multiflorum, DESF.

 12   Sceau de Notre-Dame, tamus communis, L.

 13   Terme d'ancienne chimie. Sceau des x ou d'Hermès, fermeture hermétique.

 14   Drap du , mauvaise orthographe pour drap d'Usseau, voy. USSEAU.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. XXXVI: [Il] Freint le seel, geted en ad la cire
    XIIème siècle
     Sax. XXI: Vous porterez ma chartre où li seax d'or pend
     Th. le mart. 118: Ses letres à seel pendant l'en ad dunées, Qui sunt à ses justises e à sun fil alées
    XIIIème siècle
BEAUMANOIR: « Porce que li seax de la baillie est autentiques et creus de che qui est tesmoigné par li en lettres, li baillis n'est pas sages qui songneusement ne le garde »
BEAUMANOIR: « Gentilz gens ou ommes de religion qui portent seaus »
    XIVème siècle
H. DE MONDEVILLE: « Sauge c'est le ciau nostre dame »
DU CANGE: « Pour faire et brouder les bourses aux seaulx du secret du roy, de la royne et de la duchesse d'Orleans »
    XVème siècle
COMM.: « Oultre et davantage envoya ung seelle audit duc par lequel il luy promettoit de le servir et secourir et tous ses amys et allyez »
    XVIème siècle
MAROT: « ....Et a suivi long-temps chancellerie Sans profiter rien touchant sellerie ; Car vous savez que tout aquit sans seel Sert beaucoup moins qu'un potage sans sel »
AMYOT: « Les seaux et cachets s'impriment aiseement en de la cire molle »
O. DE SERRES: « Seau de Salomon, autrement dit polygonaton, se loge en lieu haut, loin d'humidité »
CALV.: « La circoncision leur estoit [aux Juifs] un seel de la justice de foy »
PASQUIER: « Que le roi Charles VI seroit sacré en la ville de Reims.... que le fait de la justice se conduiroit sous son nom et scel »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. sigillum, dimin. de signum, signe.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE SCEAU. Ajoutez :

 15   Terme d'antiquité. Sceau amphorique, voy. TIMBRE au Supplément.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Lame de métal qui a une face plate, ordinairement de figure ronde ou ovale, dans laquelle sont gravées en creux la figure, les armoiries, la devise d'un roi, d'un prince, d'un État, d'un corps, d'une communauté, d'un seigneur particulier, et dont on fait des empreintes avec de la cire ou autrement sur des lettres, des diplômes, des actes publics, etc., pour les rendre authentiques. "Grand . Petit . Le du roi. Les x de l'État. Le d'un ministère. Le de l'université, de l'Académie française, etc. Le des juges de paix, des notaires, etc. Mettre son . Apposer le . Contrefaire un ."
Il se dit aussi de L'empreinte même faite par le . "Le était presque tout effacé."
Absol., "Les x," Les x du roi, de l'État, ceux qu'on appose à tous les actes émanés directement de la puissance royale, de l'autorité souveraine. "La cassette des x," La cassette où ils sont renfermés. "Garde des x," Le ministre à qui ils sont confiés. "Le garde des x, ministre de la justice."
"Le roi lui a donné les x," Le roi l'a nommé garde des x. On dit dans le sens opposé, "Il a rendu les x; on lui a ôté, repris les x," Il a donné sa démission de garde des x, etc.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, par extension, de L'action de sceller, ainsi que Du temps et du lieu où l'on scelle, où l'on appose les x de l'État aux actes qui en doivent être revêtus. "Il y aura tel jour. Tenir le , donner le . Le tenant. Aller au ." On dit dans un sens analogue, "La division du au ministère de la justice."
"Ces lettres de grâce ont passé au ," On les a scellées. "Ces lettres ont été refusées au ," On n'a point voulu les sceller.
"S'opposer au ," S'opposer à ce que des lettres soient scellées. On dit dans le même sens, "Il y a opposition au , on a fait opposition au ."
"Officiers du ," Ceux dont les fonctions particulières ont rapport au .
Fig., "Confier quelque chose sous le du secret, sous le de la confession," À condition que le secret en sera inviolable.
Fig., "Mettre le à une chose," La consommer, la rendre entière, complète. "Il a mis le à sa réputation, à son infamie."
Fig., "Le du génie, le de la perfection," se dit quelquefois en parlant Des ouvrages que le génie seul a pu produire, de ceux où la perfection est portée à un très-haut degré. "Ses écrits sont empreints du du génie."
Fig., "Sceau de réprobation," Sorte de flétrissure, de note d'infamie qui fait qu'un homme est repoussé ou évité par les autres. "Il est marqué d'un de réprobation, il porte un de réprobation qui avertit tout le monde de s'éloigner de lui." On dit quelquefois, dans le style soutenu, "Marquer du de sa colère, du de sa vengeance."
En Botan., "Sceau-de-Salomon," Espèce de muguet: "voyez" GRENOUILLET. -- "Sceau-de-Notre-Dame:" voyez TAMINIER.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)


SCEL, s. m. SCELLEMENT, s. m. SCELLÉ, s. m. SCELLER, v. act. SCELLEUR, s. m. ["So", "sèl", "sèleman", "sélé", "lé", "leur": 1re dout. au 1er, lon. au plur. "sceaux": "è" moy. au 2d et 3e, "é" fer. aux aûtres. = Plusieurs prononcent mal-à-propos "Séo". On doit écrire "sceau" avec un "c", pour le distinguer de "seau" à puiser de l'eau.] "Sceau" est un grand cachet, qui sert à faire des empreintes sur des expéditions, pour les rendre authentiques.
   Voici "ce" même "sceau", dont Ninus autrefois
   Transmit aux Nations l'empreinte de ses lois.
       "Volt."
En termes de Chancellerie, on dit "scel", qui est l'ancien mot, et d'où dérivent le verbe et les substantifs. = "Sceau" est beau au "figuré". 'Le Citoyen obscur, en imitant la licence des grands, croit "mettre" à ses passions "le " de la grandeur et de la noblesse.
   Par-tout je vois empreint "le de" ta sagesse.
       "Le Franc".
  La mort, la seule mort "met le " véritable
  "Aux" grandeurs des humains.
      "Rouss."
'Le tems qui mûrit les opinions des hommes, "a mis le " à sa réputation (de Louis XIV.) "Volt."
   SCELLER, c'est, 1°. Apliquer "le " à une lettre de Chancellerie, "etc." = Il s'emploie élégamment au "figuré". '"Sceller un" traité de paix "par" une alliance. 'La Religion "a été scellée" et cimentée "par" le sang des martyrs. "Trév." 'Tous ceux (les ouvrages) qu'il avoit "scellés du de" son aprobation, devoient aller à l'immortalité. "Marmontel".
- 2°. Atacher une pièce de bois ou de fer dans une murâille avec du plâtre ou du plomb. '"Sceller des" gonds, "des" crampons, "etc." Les "sceller en" plomb, "en" plâtre.
   "Scellé" et "Scelleur" se disent dans le 1er sens du verbe.
- Sceau qu'on apôse à des serrûres, à un cabinet, par autorité de Justice.
- Oficier qui scelle. = "Scellement" se dit dans le 2d sens. Action de sceller dans la murâille.




Emplacement dans le dictionnaire :

scapulaire
scarabée
scare
scarificateur
scarification
scarifier
scarlatine
scarole
scatologie

sceau de salomon
sceau notre-dame
scelerat
scélérat
sceleratesse
scélératesse
scellé
scellement
sceller
scénario
scénariste




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Paul VIDAL DE LA BLACHE (Principes de géographie humaine)

...à les former, on reconnaît les apports successifs guidés par des voies naturelles. Aux peuples plus avancés dont la vague est venue en dernier lieu, il a appartenu d'imprimer sur ces contrées le sceau d'institutions sociales et politiques, qui, désormais, les désigne et les classe dans le monde. Leur rôle a consisté surtout à mettre, par l'ascendant de leur civilisation, plus de cohésion entre...


Citation n°2 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)

...qu'une lame chaude l'avait déjà fendue. La trace plate, vernie, demeurait visible. Toutefois, il n'en acquit point la certitude. Alors, il alla fermer au verrou la porte de sa chambre. Il brisa le sceau rouge, relief épais d'une marguerite, en le frappant avec le manche du canif. Une boulette se dégagea d'une fêlure. Il la put extraire puis dérouler, infime et minuscule. Cela formait une bande...


Citation n°3 de Jean JAURÈS (Études socialistes)

...le prolétariat à un chaos de barbarie et d'impuissance, ou ils prévoient qu'après les premiers actes politiques et économiques qui auront donné à la classe ouvrière un grand essor et marqué d'un sceau socialiste la démocratie, il se confondra de nouveau dans la vie nationale et dans la légalité du suffrage universel. Mais qu'est-ce à dire ? Et si la démocratie n'est point préparée au mouvement...


Citation n°4 de Eugène VOGÜÉ (Les Morts qui parlent)

...! Résolument, pour la première fois, elle posa ses lèvres sur les lèvres qui la suppliaient. - mais il n'y eut rien, dans ce baiser, de la tendresse d'une femme vaincue par son trouble. C'était le sceau ardent d'une volonté, qui marque un instrument pour l'acte qu'elle ordonne. Des sons filtrèrent à travers le feuillage ; six vibrations d'une cloche lointaine, étrange d'accent. Le timbre du château...


Citation n°5 de François COPPÉE (La Bonne souffrance)

...humain. Tu n'as pas à craindre d'inspirer l'horreur ou le dégoût à l'inconnu, à l'anonyme que tu vas prendre pour confident. D'ailleurs, pour garder ton secret, ses lèvres sont fermées par le sceau sacramentel. Celui qui t'écoute, dans cette logette, ne distingue même pas ton visage ; il ne te verra pas rougir. Parle ! Avoue-lui toutes tes hontes ! Il ne te répondra qu'avec une indulgence...


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